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Ces abeilles qui disparaissentUne conférence de Jeanine Kievits organisée dans le cadre de la semaine sans pesticides, le samedi 27 mars à 19h00 précises à la Ferme des Tourelles, rue E. Hecq à 1474 Ways.

La conférence
est gratuite et sera suivie d'un buffet campagnard de produits
locaux
"zéro kilomètre" et "zéro pesticide", proposé au prix
de 19€.
Inscriptions
indispensables, de préférence par e-mail à ecolo.genappe@gmail.com ou par tél. chez
Yves Amand 010-617845
Cela fait presque vingt ans
maintenant que les apiculteurs se plaignent d’anomalies et de pertes
importantes dans leurs ruchers. Le phénomène le plus surprenant est la
disparition des abeilles. Il coexiste avec d’autres formes de
mortalités, que les maladies – la varroase notamment - expliquent
partiellement mais à ce jour pas complètement, ni de façon
satisfaisante dans un grand nombre de cas.
Pourquoi nos ruchers
s’effondrent-ils? La question pourrait être neutre ; elle ne l’est pas.
Parmi les apiculteurs, nombreux sont ceux pour qui les pesticides sont
sans aucun doute les coupables. Les insecticides de nouvelle
génération, utilisés en traitement de semences, sont particulièrement
visés. Les Etats, quant à eux, financent des études scientifiques qui
mettent plutôt en relief l’impact des maladies. Entre les uns et les
autres, la confiance est souvent rompue…
Pourtant la question ne
devrait pas se poser : les pesticides agricoles sont en effet soumis,
dès avant leur autorisation, à une évaluation de leurs effets sur
l’homme et sur l’environnement, et des études relatives au risque pour
les abeilles sont requises dans ce cadre. Ces études sont-elles
suffisantes et adaptées ? Poser la question, c’est tirer sur un fil, et
ce fil amène avec lui des questions qui dépassent de loin la
problématique des abeilles. L’union européenne se donne-t-elle
réellement les moyens d’administrer comme elle entend le faire, c’est à
dire en assurant un haut niveau de protection de ses populations ?
Comment définit-elle l’expertise à laquelle elle réfère dans ses
décisions ?
L’abeille, espèce mythique
dont la société reflète et questionne la nôtre, agit décidément comme
un bien puissant révélateur…
Janine
Kievits est aujourd’hui chargée de mission CARI, après avoir travaillé
douze ans pour Inter-Environnement Wallonie. Apicultrice amateur depuis
20 ans, elle s’intéresse, dans le cadre de la problématique des
mortalités d’abeilles, à l’évaluation des risques des pesticides pour
les abeilles, au niveau européen principalement. Elle participe aux
travaux de la Coordination apicole européenne qui réunit des Unions
apicoles de plusieurs pays d’Europe avec pour but d’obtenir une
meilleure protection des abeilles vis-à-vis des produits
phytosanitaires.
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